Les 29 et 30 janvier 2026, je me suis rendu à Rabbat, avec une délégation transpartisane du Sénat, pour prendre part à la 5ème session du forum interparlementaire franco-marocain.
L’objectif était celui de renforcer la diplomatie parlementaire entre nos deux pays. Par ailleurs et pendant les débats, je suis intervenu plus spécifiquement sur la transition énergétique et les énergies renouvelables. Voici donc un bref retour sur ces moments partagés.
- Un objectif : renforcer la diplomatie parlementaire entre nos deux pays
Cette délégation transpartisane était composée de huit députés et de huit sénateurs, du Président du Sénat, Monsieur Gérard Larcher et de la Présidente de l’Assemblée nationale, Madame Yaël Braun-Pivet.
Ces deux jours étaient dédiés au renforcement du partenariat entre nos deux pays. Il s’agissait également de donner un nouvel élan à notre diplomatie parlementaire : ce forum ne s’était pas réuni, en effet, depuis 2019.
Quatre séances de travail ont été organisées sur deux journées. Les thématiques étaient riches et diverses, telles : les nouveaux horizons de la coopération bilatérale, la sécurité et la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, les droits des femmes et leur participation à la vie publique, et, pour terminer, la transition énergétique et les énergies renouvelables.
A l’issue de ce forum, une déclaration conjointe a été adoptée. Je vous propose d’en prendre connaissance ici :








- Mon intervention : transition énergétique et énergies renouvelables
C’est dans ce cadre, avec mon collègue Monsieur Christian Bilhac, Sénateur de l’Hérault, que je suis intervenu lors de la quatrième séquence consacrée à la transition énergétique et les énergies renouvelables.
Cette thématique n’avait jamais été traitée dans le cadre de ce forum et pourtant, elle est porteuse de nombreux enjeux pour nos deux pays. Il faut noter que le Maroc est un pays précurseur dans le cadre des énergies renouvelables, notamment pour les énergies solaire et éolienne. Les installations et les investissements sont nombreux : le parc éolien de Tanger, le parc éolien de Tarfaya ou encore la centrale solaire de Noor Ouarzazate (qui s’étend sur près de 3 000 hectares !). En janvier 2021, le Maroc s’est aussi engagé pour l’hydrogène vert et a lancé, cette même année « un cluster national de l’hydrogène vert » surnommé le « Green H2 Maroc », qui regroupe les autorités marocaines, les industriels et les universités et centres de recherche.
La volonté du pays en la matière est forte.
C’est ainsi que je suis intervenu, pendant ce forum, sur les défis environnementaux auxquels la France est confrontée et notamment sur les tensions relatives à l’usage de l’eau dans notre pays.
Nous avons pu échanger sur la manière dont le Maroc réussit sa transition sur ce sujet notamment : comment gère-t-il le soutien à l’agriculture par exemple ? Comment gère-t-il la question de l’eau ? Et quels enseignements la France peut-elle éventuellement tirer des pratiques marocaines ?
Il apparaît que le Maroc dispose d’éléments naturels sur son territoire qui lui permettent d’avoir une trajectoire de transition intéressante. Cette situation lui confère aussi une expertise et un savoir-faire évident en ce domaine. L’électricité décarbonée fait, par exemple, fonctionner des unités de dessalement qui permettent de rendre l’eau potable. Cela permet aussi de produire de l’hydrogène vert, qui s’avère être particulièrement compétitif.
Nous avons aussi pu échanger sur la question du développement des territoires liée aux énergies renouvelables avec une question centrale : les provinces du Sud du Maroc sont des terrains idéaux pour le développement des énergies renouvelables, mais cette situation bénéficie-t-elle aux populations locales ? Ces échanges ont été nourris de nos expériences mutuelles et ce fut un honneur de partager ces réalités entre nos deux pays.
Ce fut aussi pour moi l’occasion d’approfondir concrètement ce sujet sensible de la transition énergétique et de découvrir l’ensemble du travail réalisé par de grandes entreprises françaises sur le territoire marocain dans ce domaine.
A la croisée de la méditerranée et de l’atlantique, cette délégation m’aura permis aussi de constater que le Maroc s’organise pour être une clé de voute, véritable porte d’entrée du continent africain et dispose d’atouts et d’expertises indéniables sur les questions de transition énergétique et d’énergies renouvelables.
Une découverte particulièrement riche que je tenais à vous partager ici !







