Jeux olympiques : c’est parti pour 2030 !

Le mercredi 21 janvier 2026, j’ai participé à l’audition de Monsieur Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques dans les Alpes françaises pour 2030, accompagné de Monsieur Hervé Liberman, président de la Commission Sport, Préparation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Monsieur Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques (DIJOP), de Madame Sylviane Noël, sénatrice de Haute-Savoie et conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, et de Monsieur Damien Robert, directeur général exécutif de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solidéo) Alpes 2030.

Le thème de cette audition était évocateur : « Le financement des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 ».

  1. La répartition des charges pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 : quel sera le réel effort demandé aux collectivités locales ?

Lors de la commission des finances de ce mercredi 21 janvier 2026, le montant des budgets adoptés par le COJOP et Solidéo ont été dévoilés : 3,5 milliards d’euros. Sur cette somme, 40% devraient être pris en charge par les pouvoirs publics, soient l’état et les collectivités locales.

Au fur et à mesure des maquettes budgétaires évoquées, les financements publics semblent se décomposer comme suit : 800 millions d’euros financés aux deux tiers par l’Etat et des deux régions concernées par les jeux, et un tiers restant à la charge des collectivités locales (une réserve de 80 millions d’euros en cas d’aléas est également prévue). Ces sommes sont considérables.

Si nous sommes face à un événement à dimension internationale qui s’organise telle une belle fête pour notre pays, nous sommes aussi face à un événement qui demande du travail et une maîtrise forte des coûts au regard de notre situation budgétaire nationale. La question de la répartition des charges liées à cet événement est alors un réel enjeu : comment les collectivités locales seront-elles vraiment impactées par celle-ci ?

D’autre part, dans cette organisation, on peut déjà imaginer, comme ce fut le cas pour Paris, une gestion des flux de population importante. Ceci questionne la capacité de nos réseaux, de nos transports en commun ou encore de nos transports publics à assurer cette fonction. La possibilité même d’ « être transporté » dans ces zones de montagne souvent peu accessibles au grand nombre d’individus se pose également.

Mettre à niveau cet ensemble, c’est occasionner des coûts supplémentaires inévitables pour les collectivités. C’est le sens de mon intervention que vous pouvez intégralement retrouver ci-dessous :

II. Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 : la promesse d’une remise à niveau des réseaux de transport

Monsieur Hervé Liberman, président de la Commission Sport, Préparation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a pris le temps de répondre aux inquiétudes que j’ai pu exprimer. Vous pouvez retrouver ci-dessous son intervention :  

C’est avec évidence qu’il confirme que la circulation pendant ces jeux sera en effet des plus complexe, puisque le paysage sera composé de montagnes et de vallées. Pour lui, comme il le promet : les jeux permettront cependant de mettre en haut de la pile des réfections de réseaux qui n’auraient sans doute pas vu le jour sans ces jeux olympiques et paralympiques. 

Au-delà de la réfection des équipements routiers et de mobilité, il promet également une remise à niveau des déplacements en train. Il donne pour exemple le retour à un trajet Marseille-Gap en 3h30 (comme ceci était le cas il y a quelques années) au lieu des 5 heures actuelles : de bonne augure pour les habitants de ces territoires !

Son intervention ne dira malheureusement rien du financement de ces promesses… J’aurais sans doute l’occasion d’intervenir à nouveau sur ce sujet fort sensible pour les collectivités locales concernées.

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Cette commission des finances a été conclue par Monsieur Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques dans les Alpes françaises pour 2030 avec ces mots : « C’est une aventure acrobatique ».

En effet, on peut se dire que le budget de ces jeux paralympiques et olympiques 2030 ne tient qu’à un fil….. et espérons qu’il tienne bon.

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