Comment sacrifier l’avenir ?

Les projets de loi de finances de fin de gestion sont comme des radiographies : ils montrent clairement où le gouvernement choisit de couper. En 2025, les suspensions de crédits et les sous-indexations ont ainsi visé le travail, l’emploi, la recherche, l’économie productive et l’innovation. Le gouvernement et la majorité sénatoriale ont décidé de sacrifier l’avenir…

Ils montrent aussi une dépendance croissante aux marchés financiers. Le gouvernement ne maîtrise plus grand-chose : ni les recettes de TVA, ni le coût de la dette influencé par les agences de notation, ni les comptes spéciaux, ni même l’investissement public, dont les crédits d’avenir sont les premiers gelés.

Ils dévoilent enfin une trajectoire d’économies très sévères, confirmée dans le projet de loi de finances pour 2026. Comme en 2025, cet effort touchera surtout les plus fragiles, les collectivités et les services publics. Plus de 30 milliards d’euros d’ajustement sont prévus, dont deux tiers sur les dépenses.

Avec mon groupe parlementaire, nous défendrons des alternatives pour desserrer l’étau budgétaire dans lequel le gouvernement maintient le pays. C’est pourquoi j’ai voté contre ce projet de loi de finances de fin de gestion.

Je vous invite à retrouver ci-dessous la vidéo de mon intervention.

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