Le mardi 18 novembre 2025, à la demande des groupes Les Républicains et Union Centriste, le Sénat a débattu de la dette publique. J’y suis intervenu au nom de mon groupe.
La dette publique française atteint environ 3 400 milliards d’euros. L’État en porte 80 %, les collectivités 20 %.
Toutefois, contrairement à un ménage, un État ne « rembourse » pas sa dette : il la gère et la renouvelle en permanence. Comme l’a montré mon ancien collègue Éric Bocquet, la dette publique est, par nature, une dette perpétuelle.
Ainsi, si chaque Français hérite d’environ 55 600 euros de dette, il hérite aussi de 64 800 euros de patrimoine collectif.
« Monsieur le ministre, la dette n’est pas un fardeau, c’est un choix politique. Votre choix est de la mettre au service des marchés : quand la mettrez-vous enfin au service de la collectivité ? »
J’ai rappelé que la dette n’est en soi pas un problème. Il s’agit, non pas de nier la dette, mais d’en comprendre la nature. Dès lors, le véritable problème, c’est sa financiarisation, la structure de ses détenteurs et l’usage qui en est fait.
J’ai rappelé que la dette n’est pas un problème en soi : tout dépend de sa structure, de ses détenteurs et de son usage. Or, depuis 2017, elle n’a pas financé les services publics : elle a compensé les cadeaux fiscaux faits aux plus riches et aux grandes entreprises. Plus de 450 milliards d’euros de recettes ont ainsi été perdus, dont les deux tiers au bénéfice des ménages les plus aisés et des grands groupes. Par ailleurs, 211 milliards d’euros d’aides et d’exonérations sont accordés chaque année aux entreprises, sans condition ni évaluation.
Résultat ? La dette publique s’est envolée. En juin 2017, alors qu’Emmanuel Macron venait d’arriver à l’Élysée, la dette s’élevait à 2 281 milliards d’euros. Elle s’établit aujourd’hui à 3 416 milliards.
Je vous invite à retrouver ci-dessous la vidéo de mon intervention.

