J’ai interrogé le gouvernement par le biais d’une question écrite sur la baisse continue des moyens accordés à la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Ce choix est contraire aux propos du Premier ministre Monsieur François BAYROU, qui faisait de la lutte contre la suroptimisation fiscale et la fraude fiscale une priorité.

L’évasion fiscale représente 80 à 100 milliards de pertes pour l’État français chaque année. Comment espérer lutter efficacement contre ce fléau en réduisant les moyens de ceux chargés de le combattre ?

Cette manne financière n’est pas négligeable, à un moment où la France peine à équilibrer ses finances publiques. Aujourd’hui, au prétexte de la dette et par refus de s’attaquer à l’évasion fiscale, le Gouvernement a voté un budget d’austérité qui met à mal les Français, les collectivités et les services publics. Ce sont autant de milliards qui manquent pour financer nos hôpitaux, nos écoles, nos routes, nos communes…

Nous sommes loin des principes de la Révolution française, qui avait établit le principe de l’égalité devant l’impôt, et de la Constitution de 1791 qui établissait que « toutes les contributions seront réparties entre tous les citoyens également en proportion de leurs facultés ».

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